Contrat vert et bleu « Grand Pilat »

Identifié comme réservoir de biodiversité à l’échelle régionale, le Parc du Pilat s’est fixé dans sa charte « objectif 2025 » l’objectif de conserver et d’améliorer la qualité écologique de son territoire et surtout d’agir pour que les connexions avec les réservoirs de biodiversité périphériques soient renforcées, voire restaurées au niveau des zones de ruptures (vallées urbaines du Gier et du Rhône notamment).
Cette situation a conduit à identifier le Parc du Pilat et sa périphérie comme territoire prioritaire du Schéma Régional de Cohérence Ecologique et pouvoir ainsi être éligible au dispositif financier « Contrat vert et bleu » mis en place par la Région Auvergne-Rhône-Alpes.

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De 2011 à 2013, le Parc du Pilat a réalisé une étude destinée à préciser la cartographie de la trame verte et bleue* sur le Parc élargi à une zone périphérique et à élaborer un plan d’actions sur 5 ans répondant aux enjeux identifiés. En 2014, un contrat baptisé « Corridors Grand Pilat » était signé entre le Parc du Pilat et la Région, permettant la mise en œuvre d’actions pour le maintien et la restauration de continuités écologiques.

Afin de prolonger la démarche, la construction d’un deuxième programme opérationnel a été lancée dans l’année 2018.

Le contrat « 2014-2018 » en chiffres et cartes

  • Périmètre d’application du contrat de territoire corridors biologiques « Grand Pilat » : 130 000 ha ; 5 départements ; 98 communes
  • 30 actions à réaliser sur 2014 – 2018
  • 15 maîtres d’ouvrage différents
  • Un coût prévisionnel de 2,8 M€ sur 5 ans (prévu d’être soutenu par la Région à hauteur de 895 000 €)

Télécharger le dossier documentaire « Corridors biologiques »

* La trame verte et bleue… une histoire de fils

Essayons de comprendre ce qu’est la trame verte et bleue en imaginant un tissu. Plus les fils de trame sont fragilisés ou manquants, plus le tissu risque de se déchirer. Il faut imaginer que chaque fil de la trame verte et bleue est une partie de la biodiversité : soit une espèce, soit un milieu… le « vert »  correspondant aux milieux terrestres (forêts, prairies…) et le « bleu » aux cours d’eau et aux zones humides. Au delà d’un certain seuil de dégradation, c’est tout le tissu (la biodiversité) qui est menacé… car tout est lié ! C’est pourquoi nous devons nous soucier de maintenir et/ou de remettre en bon état l’ensemble des fils qui forment le tissu vivant de notre planète. L’Homme constitue l’un des  fils et son avenir dépend aussi de la qualité de l’ensemble du tissu. Pour remettre en état ce tissu, la France disposait déjà  d’un panel d’outils au service de la protection des espaces naturels : parcs nationaux, parcs naturels marins, réserves naturelles, arrêtés de protection de biotope, réseau Natura 2000, parcs naturels régionaux… Aussi indispensables qu’ils soient, ces outils n’étaient pas suffisants n’ayant  abouti qu’à la création d’îlots de nature préservée dans des territoires de plus en plus artificialisés et fragmentés. Il fallait donc aller plus loin …ce qui a été fait avec la  mise en place de la politique « trame verte et bleue » qui prend en compte le fonctionnement écologique des écosystèmes et des espèces dans l’aménagement du territoire en s’appuyant notamment sur la biodiversité ordinaire. L’objectif  est d’enrayer la perte de biodiversité, en préservant et en restaurant des réseaux de milieux naturels qui permettent aux espèces de circuler et d’interagir. Ces réseaux d’échanges, appelés continuités écologiques, sont constitués de réservoirs de biodiversité reliés les uns aux autres par des corridors écologiques.