Lutter contre la surchauffe dans les écoles

Le Parc du Pilat accompagne les communes qui travaillent sur l’adaptation de leurs bâtiments au réchauffement climatique.

Dans le cadre d’un appel à projets, « Soutien aux projets contribuant à l’adaptation du Pilat au changement climatique » conduit avec l’appui de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, de nombreuses communes sollicitent le Parc du Pilat pour lutter contre la surchauffe en milieu scolaire.

En effet, dans les écoles peu adaptées à la surchauffe, les fortes chaleurs impactent directement le bien-être et la santé des enfants, plus vulnérables à la chaleur, ainsi que des enseignants.

Anticiper les prochaines canicules

Via l’appel à projet proposé, les communes peuvent planifier une rénovation indispensable.

En effet, à long terme, il faut repenser les établissements scolaires, leurs abords et l’organisation des cours en période de fortes chaleurs

Réaliser un diagnostic approfondi de vos bâtiments

Avec ce diagnostic, vous pourrez identifier les points de vulnérabilité de vos bâtiments et prioriser les investissements à réaliser.

Débitumer les cours d’école

Une cour d’école bitumée peut monter jusqu’à 50 degrés, impactant particulièrement les enfants, du fait de leur taille et de leur vulnérabilité accrue à la surchauffe.

Végétaliser les abords des bâtiments

Cour d’école, façades des bâtiments : tous ces espaces peuvent faire l’objet d’une végétalisation, et limiter les apports solaires, créer de l’ombrage et de la fraîcheur.

Appel à projet ouvert jusqu’au 31 octobre 2026

Agir dès aujourd’hui avec peu de moyens

En attendant de planifier la rénovation des bâtiments, des solutions économiques peuvent être mises en œuvre sans attendre.

De petits investissements, des solutions de bon sens, qui ont parfois été oubliées, et une organisation entre équipe municipale et enseignants permettent de réduire de quelques degrés les salles de classe.

Protéger les bâtiments du soleil

Films réfléchissants, toiles d’ombrage, pergolas, parasols… plusieurs solutions peu coûteuses permettent à court terme de protéger de l’extérieur les fenêtres et d’empêcher les rayons du soleil de pénétrer dans les bâtiments, s’ils ne sont pas équipés de volets. Bien sûr, les arbres restent la meilleure solution, puisqu’en plus d’apporter le l’ombre, ils apportent également de l’humidité.

À noter que les films réfléchissants ont un inconvénient majeur : ils limitent l’apport solaire également l’hiver, augmentant la consommation énergétique à cette période. Cela doit donc être vu plutôt comme une solution de court terme.

Fermer les fenêtres la journée et ouvrir la nuit

Lorsqu’il fait chaud, la température de l’air intérieur augmente, mais les murs et les meubles stockent aussi de la chaleur qui va être restituée sur plusieurs heures. A l’inverse, en aérant la nuit, les locaux stockent de la fraîcheur. Tout doit être fait pour empêcher la chaleur de rentrer, et permettre le rafraîchissement nocturne.

Si le bâtiment ne peut pas être ouvert la nuit en toute sécurité, pourquoi ne pas proposer à des personnes volontaires – élus, représentants des parents d’élèves… – de venir à tour de rôle aérer les locaux lorsqu’il fait encore frais, dès 5 ou 6 heures du matin ?

Installer des brasseurs d’air

En installant des ventilateurs de plafond, la sensation de rafraîchissement se fait tout de suite sentir. Ces brasseurs d’air sont beaucoup plus accessibles qu’un climatiseur à l’achat et consomment beaucoup moins d’énergie à l’usage.

Créer de l’humidité avec des linges mouillés ou des brumisateurs

Adapter les repas de la cantine

Proposer des repas 100 % froids permet de ne pas augmenter la température corporelle des enfants, et également de ne pas augmenter la température des bâtiments en cuisinant ou réchauffant les plats. Si vous faites appel à un prestataire, demandez d’avoir en majorité des repas froids sur toute la période de fortes chaleurs, de mai à septembre.

Organiser les cours dans des espaces plus frais

Certains bâtiments communaux montent peut-être moins en température que vos écoles : pourquoi ne pas prévoir les cours dans ces espaces pendant les périodes de surchauffe ?

De même, de nombreuses écoles du Pilat sont situées à proximité d’une forêt : avec un peu d’organisation, les enseignements peuvent avoir lieu dans ces espaces naturellement plus frais.

Solutions de courts termes issues des travaux menés par le Cerema et Amaury Fievez, doctorant à l’Ecole des Mines de Saint-Etienne.

En savoir plus

Livret du Cerema : « Écoles et chaleur : agir maintenant »

Travaux d’Amaury Fievez, doctorant à l’Ecole des Mines de Saint-Etienne

Appel à projets du Parc « Soutien aux projets contribuant à l’adaptation du Pilat au changement climatique »