Tous responsables

Le Pilat se partage. Bien connaitre les codes en vigueur dans notre montagne permettra à chacun de profiter pleinement de ce territoire exceptionnel. Se souvenir des bons gestes, c'est adopter un comportement responsable.

Les chiens de protections des troupeaux 

Les éleveurs du Pilat jouent un rôle essentiel pour notre massif notamment avec leurs troupeaux qui pâturent et façonnent ses paysages ouverts.

Avec le contexte de retour du loup dans le massif, plusieurs éleveurs du Pilat s’adaptent et peuvent notamment s’équiper de chien de protection des troupeaux. D’autres en sont déjà dotés depuis plusieurs années, car ces chiens défendent aussi les troupeaux d’autres prédateurs.

La présence d’un chien de protection des troupeaux implique un travail supplémentaire difficile, mais indispensable pour l’éleveur pour limiter les risques de prédation, avec un important travail d’éducation des chiens sur la durée.


En solidarité avec les éleveurs, apprenons à côtoyer les chiens de protection des troupeaux.

Ces chiens sont éduqués pour donner l’alerte en cas de danger et défendre leur troupeau. Pour votre sécurité et le respect du travail des éleveurs, il est important que chacun adapte son comportement.

Le chien de protection n’est pas un chien d’attaque, ni un chien de garde, ni de compagnie, ni de conduite. Il est membre du troupeau. Il travaille en autonomie, une caractéristique qui le distingue des autres types de chiens.

Son fonctionnement :

  • Il court et approche pour identifier ce qu’il peut considérer comme une menace
  • Il aboie pour alerter et dissuader
  • Pour vous identifier, le chien peut avoir besoin de s’approcher pour vous sentir
  • La vitesse de déplacement est perçue comme une menace

L’irruption de tout élément étranger au troupeau (chien non tenu en laisse, promeneur, VTT…) peut perturber la bonne marche du troupeau et le travail du berger : elle met le chien de protection en alerte. À votre approche, le chien de protection vient donc vous flairer pour vous identifier. Après quoi, il regagne son troupeau. Parfois, il peut tenter de vous intimider en aboyant. Ces réactions sont normales.

Pour votre sécurité et le respect du travail des éleveurs et des bergers, il est important d’adapter son comportement afin d’assurer une rencontre apaisée avec les chiens de protection.

A l’approche d’un troupeau protégé par un chien, que ce soit au milieu des prés où à proximité des fermes.

  • Gardez vos distances. Contournez largement le troupeau pour ne pas perturber les animaux.
  • Marchez doucement. Descendez de vélo.
  • Restez groupés. Parlez distinctement, sans crier, pour vous signaler. Respectez les clôtures.
  • Refermez les portillons après votre passage.
  • Tenez vos chiens en laisse / N’approchez jamais avec un chien, même tenu en laisse

Face à un chien de protection

  • Adoptez un comportement calme et passif pour le rassurer.
  • Arrêtez-vous : les chiens vont venir vous sentir pour vous identifier. Ne forcez pas le passage.
  • Ne caressez pas et ne nourrissez pas les chiens. Les comportements qui vous semblent anodins (tenter de nourrir, caresser, prendre en photo un chien de protection, un mouton, un agneau…) peuvent être interprété comme une agression.
  • Ne fuyez pas et ne tournez pas le dos aux chiens. Ne les fixez pas dans les yeux.
  • Tenez un objet entre les chiens et vous (sac, vélo, veste…).
  • Évitez les gestes brusques et ne les menacez pas. Si vous êtes munis de bâtons de randonnée, gardez-les la pointe vers le bas, contre vous. Si vous êtes à vélo, il est préférable d’en descendre et de marcher à côté.
  • Une fois que les chiens se calment ou s’éloignent, reprenez votre chemin en marchant et en gardant vos distances.

Feux de camp : interdiction stricte

L’article L322-1 du Code forestier interdit de « porter ou d’allumer du feu à l’intérieur et jusqu’à 200 m des bois, forêts, plantations, landes et maquis ».
Dans la Loire, l’emploi du feu est interdit pour des feux de camps, pour l’utilisation de réchaud ou de barbecue (sauf à proximité d’une habitation dotée de l’eau courante) comme le précisent 2 arrêtés préfectoraux (arrêtés du 8 mars 1974 complété par celui du 11 juillet 1984).

Camping sauvage et bivouac : les bonnes pratiques

Dans le Pilat comme ailleurs, la loi sur le camping sauvage s’applique : « Hors de l’emprise des routes et voies publiques, le camping est librement pratiqué, avec l’accord de celui qui a la jouissance du sol, sous réserve, le cas échéant, de l’opposition du propriétaire. »
Le camping pratiqué isolément est interdit dans les secteurs protégés.

Survol de drone : préserver la tranquillité

Dans le Pilat comme partout, les télépilotes de drones doivent respecter les zones au survol limité, voir interdit.
Afin de préserver la faune ainsi que la tranquillité des habitants et des visiteurs, le Parc du Pilat signale, en guise de recommandation, les zones particulièrement sensibles. Consulter cette carte des recommandations dans la colonne de droite.

Loisirs motorisés : respect et courtoisie

Dans le Pilat, la pratique non motorisée des chemins est privilégiée.
Il est demandé aux pratiquants d’activités de loisirs motorisés :

  • de respecter la réglementation rappelée par l’État et l’Office Français de la Biodiversité
  • de suivre les conseils de la charte de bonne conduite établie par les associations locales de loisirs motorisés : circuler sur les seuls voies et chemins ouverts à la circulation publique, sans pratiquer le hors-piste, avec des véhicules homologués, en évitant de circuler le dimanche après-midi
  • de prendre en compte la carte des secteurs à éviter

Plus d’information pour les pratiquants de loisirs motorisés

Signalez un problème

Vous pouvez contribuer à veiller sur la nature en signalant toute difficulté sur le site national du Ministère des Sports

Grâce à Suricate, les gestionnaires des chemins et les fédérations sportives concernées sont automatiquement avertis. N’hésitez pas à utiliser cet outil pour signaler et localiser les problèmes que vous pouvez rencontrer. Le Parc en sera averti et interviendra, soit en direct, soit en transmettant aux organismes compétents.

Suricate, sentinelle des sports de nature